Syndic de copropriété : Les Echos - 3/09/2016

Les Echos - 3/09/2016

Immobilier : les syndics en ligne pour réduire la facture

Pour les petites copropriétés, un syndic digital peut être une bonne solution pour faire des économies.

Difficile à joindre, peu réactif et surtout... trop cher, telles sont les critiques généralement énoncées par les copropriétaires lorsqu'ils évoquent leur syndic. Pour répondre à cette avalanche de griefs, certains professionnels ont donc décidé depuis quelques années de prendre leurs clients au mot. « Quitte à les entendre dire qu'ils ne voient jamais leur syndic, autant faire en sorte que ce soit vrai. Mais, qu'ils en soient pleinement conscients », sourit Hugues Herry, fondateur de Clicsyndic.

Le principe de ces syndics « nouvelle génération » est simple : ils ne fonctionnent qu'à distance. Autrement dit, ils ne se déplacent pas sur le terrain quels que soient les problèmes rencontrés ou les travaux à effectuer au sein des copropriétés dont ils ont la gestion. En contrepartie de cette absence assumée, le montant de leurs honoraires est réduit. Alors qu'il en coûte en moyenne 250 euros, par an et par lot principal, à Paris avec un cabinet traditionnel, le forfait de ces syndics en ligne est facturé moins de 100 euros par an (95 euros, par exemple, chez Clicsyndic, 99 euros, chez Lebonsyndic.com, ou encore 108 euros, chez Syndic One) hors éventuels frais de ­contentieux et de mutation. Un argument tarifaire d'autant plus alléchant que ces enseignes sont soumises pour le reste aux mêmes obligations réglementaires que leurs homologues non virtuels. « Tout comme ces derniers, nous relevons de la loi du 10 juillet 1965, qui fixe les principales missions d'un syndic. Nous avons donc les mêmes responsabilités qu'eux en matière de gestion comptable et administrative », insiste Laurent Ponsot, directeur général de Lebonsyndic.com.

Convocation à l'assemblée générale (AG) et rédaction du procès-verbal, organisation des appels d'offres, suivi des dossiers d'impayés... les tâches assurées par les syndics low cost sont à peu de chose près identiques à celles fournies par les cabinets classiques. « Les différences essentielles se font sentir au moment de la réception des travaux réalisés dans l'immeuble ainsi que de la tenue de l'assemblée », détaille Hugues Herry. Car, ce sont alors les membres du ­conseil syndical qui se retrouvent en première ligne. « Si leur responsabilité n'est certes pas engagée, c'est à eux qu'il incombe de valider les travaux et de tenir l'AG », explique Laurent Ponsot. Bref, d'être l'oeil sur place du syndic.

Un système peu adapté aux grosses entités

Problème, concède Hugues Herry, il est impossible de jouer ce rôle de manière active dans une copropriété dont le nombre de lots est trop important. C'est, précisément là, l'écueil principal de ces nouveaux professionnels, prévient le fondateur du courtier en syndic Syneval, Rachid Laaraj. « Ce système repose sur l'implication du conseil syndical. Or, cela représente au quotidien pour ces membres beaucoup de contraintes qui peuvent s'avérer très lourdes à gérer. Et, encore plus, dans les résidences dont le nombre de propriétaires occupants est minoritaire. » D'où le choix de certains de ces syndics en ligne de ne proposer leurs services qu'aux petites entités (moins de 30 lots, par exemple, pour Syndic One). 

Anne-Lise Defrance, Les Echos - Article complet ici.

 

Retour Nous contacter
les syndics en ligne pour réduire la facture